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LA CHAPELLE SAINT SIXTE |
Une histoire méconnue Cet édifice roman mentionné dès le XI° siècle est souvent confondu avec la chapelle Saint Sauveur (aujourd'hui disparue) qui se dressait un peu plus au nord. L'examen de la carte de Cassini (fin du XVIII° siècle) montre que les deux sanctuaires étaient distincts. Cet amalgame est peut-être dû au fait que la chapelle Saint-Sixte est ratachée au domaine Saint-Sauveur situé légèrement plus au septentrion; ce qui pourrait d'ailleurs expliquer l'inscription sur le pilier gauche de l'abside qui mentionne Saint-Sauveur. Pour certains, c'est autour de ce bâtiment que l'agglomération d'Aubignan se serait à l'origine développée: Saint-Sixte aurait alors tenu lieu d'église paroissiale. Mais il est également probable qu'elle ait été dès le départ une chapelle rurale. On remarque d'ailleurs sur le mur méridional un ancien vestige de voûtes qui devaient autrefois réunir l'église à un monastère vraisemblablement augustinien. Dans tous les cas, en 1775 elle appartient au chapitre Saint-Agricol d'Avignon. Vendue comme bien national à la révolution, elle fût rachetée en 1809 par la famille de Seguins-Vassieux qui la rendit au culte en 1863. En 1870, on cesse d'y célébrer la messe car la chapelle a servi à des usages profanes. Restaurée en 1988, elle a été transformée par ses propriétaires en caveau de dégustation des vins. |
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Une simplicité toute romane. Un volume et des lignes purs font de Saint-Sixte un bel exemple de l'art roman provençal. La chapelle est ainsi inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 1984. La façade principale aux assises régulières ne comprend que deux ouvertures: la porte et une fenêtre à l'aplomb; toutes deux en plein cintre. La couverture de la nef était à l'origine faite de lauzes. A l'intérieur, la chapelle comprend une nef unique à deux travées dont les arcades sont aveugles et voûtées en berceau légèrement brisé; une travée de choeur séparée de la nef par un arc diaphragme complète ce dispositif. L'abside en cul-de-four, bâtie en moellons, est plus basse que la nef; cela laisserait penser qu'elle est antérieure au reste de la chapelle, qui aurait pu être reconstruite au XII° siècle.
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